La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Mon amie Patricia m'a convié à visiter les coulisses de l'Opéra de Lyon, à l'occasion de la représentation de l'opéra de Stravinsky The Rake's Progress.
Le 1er Opéra apparu en 1829. Il fait avoir à l'esprit qu'à l'époque, tout le beau monde se montrait lors des soirées aux étages et que le bas peuple se trouvait en bas (sans siège). Cette organisation a été encadré par moulted décrets municipaux réglementant ce et ce qu'on ne pouvait pas faire lors des soirées (genre amener un grand chapeau ou encore se battre dans la salle). De nos jours, les places les plus chères sont en bas !
L'architecte Jean Nouvel a conservé les murs de pourtour et l'idée traditionnelle d'un théâtre à l'italienne. Mais toute la décoration intérieure est moderne et noire (la couleur favorite de l'architecte). La salle est en suspension dans le bâtiment de façon à l'isoler au mieux des murs et de l'extérieur. Elle a été dessiné de façon que l'acoustique et la visibilité soient optimales (rangées décalées, courbes arrondis pour accompagner le son...).
Ce sont surtout les coulisses qui ont changé : la rénovation a permis grâce à 18 étages de multiplier par 3 la surface disponible (15000 m2). Le bâtiment compte pas moins de 1000 portes et plusieurs salles de répétition qui sont aux même dimensions que la scène principale.
350 permanents travaillent aidés de plus 1200 artistes et artisans. Un opéra demande environ 3 ans de montage avec souvent une coopération avec des opéras d'autres pays. Le prix d'une place est le 10 ième du coût total. Les 30 millions de subventions permettent aux plus nombreux d'accéder à l'Opéra (place de 5 euros à 84).
On nous a gentiment conceder 50% de remise de l'opéra de Stravinsky The Rake's Progress ! Reste-t-il encore des places ?!