L’ex 1er ministre anglais a accumulé en 10 ans de résidence au Dowing Street, près de 200 cadeaux prestigieux de ses homologues étrangers dont 18 montres de luxe offertes par le dirigeant italien Silvio Berlusconi, des caisses de cognac et un stylo-plume à 700 euros du président Chirac, un service à café de 400 euros et une collection de pièces anciennes russes à 300 euros du président Poutine, une guitare du groupe U2 et une paire de bottes de cow-boy venant de Bill Clinton, des tableaux et tapis de différents gouvernements…
Tony Blair et sa femme ont dû déclarer tous ces biens reçus d’une valeur supérieur à 200 euros. En outre, ils doivent racheter ces cadeaux (au prix du marché) si ils veulent les conserver !
C’est pourquoi a lieu actuellement une vente secrète des biens de la « caverne à merveille » que Tony ne veut pas garder. Confidentielle, bien sûr, pour ne pas offenser les donateurs.
En France, les cadeaux reçus par le président de la République dans le cadre de ses fonctions ne font pas l’objet d’une réglementation. Mais depuis le scandale des diamants que Valéry Giscard d’Estaing avait acceptés de la part de Bokassa, François Mitterrand et Jacques Chirac avaient décidés de créer chacun un musée pour exposer les cadeaux.