La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Comme aux grandes heures de la guerre froide, l’Europe se retrouve au cœur d’une lutte d’influence stratégique entre les 2 anciens ennemis. Les Etats-Unis veulent développer leur bouclier antimissile sur des anciennes zones d’influence russe (sic) : la Pologne accueillerait 10 missiles intercepteurs et la République Tchèque un radar puissant. Ce système de défense permettra de contrer d’éventuelles attaques de l’Iran ou de la Corée du Nord (et de la Russie ?).
Vladimir Poutine ne l’entend pas ainsi, car il craint que ce projet de bouclier, initié par Ronald Reagan, soit au final mener à bien : l’arsenal nucléaire russe deviendrait du coups obsolète. L’équilibre stratégique du monde serait chamboulé entre une Amérique devenue hégémonique, une Russie en quête de gloire passée mais à la puissance retrouvée grâce aux ventes d’hydrocarbures, un Iran en passe de devenir une puissance nucléairen et une Europe encore nain politique.
Pour rappel, l’Europe avait en 1977 été le théâtre d’une guerre des (euro)missiles entre américains et russes : l’URSS avait pointé ses missiles sur les capitales occidentales. L’Otan avait répliqué par l’installation de sites de lancement de missiles. La crise ne s’était achevée qu’en 1985, avec l’arrivée de Mikhail Gorbatchev au pouvoir et la signature 2 ans après d’un traité de désarmenent.