La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Le procès actuel d’un adolescent ayant filmé un happy slapping met en lumière la pratique devenue courante de ce phénomène venu initialement d’Angleterre, puis des Etats-Unis. A l’heure actuelle, le ministère de l’éducation nationale recense en moyenne 1 cas par semaine de happy slapping, c’est-à-dire d’agression filmée au moyen d’un téléphone portable. On peut en distinguer 3 types : la claque sur la tête, la bagarre filmée mais non préméditée, et l’agression filmée organisée. Parfois, ces attaques s’accompagnent de vol ou de viol.
Le fait de filmer est en soi par choquant : tout se filme de nos jours. Les jeunes vivent dans une société de l’image et du paraître et ont grandi avec l’informatique et utilise facilement l’appareil photo de leur portable pour immortaliser les petits moments quotidiens. La nouveauté, c’est de rechercher et montrer l’interdit, de se prêter à la condamnation sans état d’âme, voire de se raccrocher à une gloire éphémère de passer à la télé.