L'été, non seulement le piratage continue, mais il est plus féroce que jamais. Les services informatiques étant en effectif réduit, leur temps de réaction est ralenti. Suffisamment, parfois, pour voler des données, bancaires de préférence. On dénombre 20 à 50 attaques mensuelles contre des sites bancaires en France. Mais on en attend environ 80 pour juillet.
D’ailleurs, à mi-juin, plus de 3.000 sites web italiens ont été la cible d’une attaque sans précédent en Europe de part son ampleur. Ces sites très variés et très populaires (tourisme, automobile, sport, musique, jeux d'argent ou pornographie…) ont vu leur page d’accueil infectée par du code malveillant tentant de lancer des téléchargements en tâche de fond (donc, de manière transparente pour l'internaute) de logiciels malwares et autres enregistreurs de frappe (keylogger).
L'objectif de cette attaque massive était de récupérer des données personnelles d'internautes dans un but lucratif, comme les numéros bancaires ou des mots de passe frappés au clavier. L'aspect local de l'attaque et la rapidité de la propagation de l'infection laissent supposer que le coupable est un gang criminel et que le coup était préparé depuis des mois.
Aujourd'hui, pour capter des millions, on ne braque plus. On clique !
La cybermenace est devenue une affaire de pros. Le pirate n'a plus le visage de l'ado boutonneux coincé dans sa chambre. Des mercenaires de l'informatique offrent leurs services sur des forums, et comme sur eBay, ils sont notés par les clients ! Les virus faits main en Ukraine, les adresses IP livrées en pack promo avec 1 offerte pour 6 achetées ne sont pas des gags mais une réalité.
Pour limiter les attaques, il suffit se doter d’un antivirus, d’un firewall, et mettre à jour régulièrement ses logiciels pour éviter les failles de sécurité. Concernant ses identifiants et ses mots de passe, on gagne à les changer fréquemment, à préférer ceux qui sont longs et combinent lettres et chiffres et on évitera d’en choisir de trop évident.