Les projets de plus en plus concrets d'installation d'éléments d'un bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, 2 pays qui, il y a à peine vingt ans, faisaient partie de la zone d'influence russe, ont avivé l'ire de Moscou. Le déploiement de troupes dans de nouvelles bases américaines en Roumanie et en Bulgarie n'arrangent rien.
Mécontente de ce rapprochement de la présence militaire américaine de ses frontières, la Russie a mis ses menaces à exécution en annonçant samedi qu'elle suspendait sa participation au traité sur les Forces conventionnelles en Europe et des accords internationaux qui lui sont liés.
Concrètement, les Russes cesseront entre autres de fournir des informations à l'Otan sur leurs forces conventionnelles et refuseront les inspections. "Les limitations de la quantité d'armements russes sur différentes parties de notre territoire ont perdu tout sens. Aujourd'hui elles empêchent de lutter plus efficacement contre le terrorisme".