La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Fin juillet, la tour de Burj Dubai va dépasser celle de Taipei 101, à Taïwan, qui détient jusqu'ici le record du monde de 508 m de haut. Une victoire pour ses promoteurs, qui visent les 700 m, et changent sans cesse les plans pour semer d'éventuels concurrents.
Et ce n'est qu'une des fabuleuses constructions mégalomaniaques et farfelus de l'Emirat, avec une station de ski sous bulle, un canal de 38 km dans le désert, 50 km de métro d'un coup, des îles artificielles en forme de palmiers ou de mappemonde, le plus grand aéroport du monde... Subtile dosage de libéralisme et de dirigisme, l'économie de l'émirat est contrôlée par la famille royale, à travers un réseau de promoteurs immobiliers et de conglomérats. L'ordre social et politique est gardé d'une main de fer. Les milliers d'immigrés venus contribuer au miracle économique en savent quelque chose. Parqués dans des camps dans le désert ou pris en tenaille entre des loyers qui flambent et des salaires planchers, ils risquent l'expulsion s'ils se plaignent...