
Leader du Tour de France, le Rasmussen a gagné 2 étapes, l'une dans les Alpes le 15 juillet à Tignes où il a endossé le maillot jaune, l'autre mercredi dans les Pyrénées au col d'Aubisque. Il semblait avoir course gagnée à 4 jours de l'arrivée du Tour à Paris. Contrôlé à plusieurs reprises sur le Tour, le Danois n'a jamais été pris pour dopage. Mais, le maillot jaune a dissimulé son véritable emploi du temps, pour échapper à plusieurs contrôles anti-dopage inopinés.
Le maillot jaune, hué sur les routes par les millions de spectateurs, est à l'origine d'une polémique : il a droit de courir, mais tout le monde sait qu'il est dopé, sans pouvoir le prouver. L'équipe Rabobank, a été contraint de ne plus l'aligner.
Cette décision suit de quelques heures le départ volontaire de l'équipe Cofidis, dont un coureur italien a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, c'était l'équipe kazakhe Astana qui était mise à l'écart par la direction du Tour pour dopage aux transfusions homologues.
Certes, la Direction du Tour de France a le mérite d'essayer d'endiguer le dopage des coureurs. Mais, ce grand ménage amène à de multiples révélations dans un peloton qui reste encore adict au dopage. D'ailleurs, le quotidien Libération annonce qu'il ne publiera plus le classement du Tour de France, ni même le profil de l'étape, "tout simplement parce que les affaires de dopage qui se multiplient enlèvent toute valeur sportive à l'épreuve et ne confèrent plus aucun sens à la hiérarchie des coureurs telle qu'elle est établie". Le journal se contentera désormais de rendre compte des péripéties médico-judiciaires qui pourraient entacher la fin de la compétition.