Depuis son élection à la mairie de New York, le milliardaire Michael Bloomberg s’est efforcé de se bâtir une image de type ordinaire, plus préoccupé par la résolution des problèmes quotidiens rencontrés par ses administrés que par le décorum de sa fonction. Dans une ville où les riches et puissants circulent en taxi ou en voiture avec chauffeur, ce maire se veut "le politique qui prend le métro pour aller bosser" !
Il communique grandement sur le fait qu'il prend le métro tous les matins pour aller au boulot, n'hésitant pas à se faire régulièrement photographié au milieu des autres passagers, et occasionnellement interviewé par les journaux télévisés avec une main sur la barre verticale au milieu d’une rame.
Mais voilà, la réalité est sensiblement différente. Pour se rendre depuis son domicile, dans le quartier chic de l’Upper East Side, jusqu’à son lieu de travail au sud de la presqu’île de Manhattan (environ 11 kilomètres), Michael Bloomberg prend bien le métro, mais seulement 2 fois par semaine en moyenne. Et, alors qu'il pourrait marcher 5 minutes à pied pour descendre dans sa station locale où il n’y a que des vieux omnibus, il préfère se faire conduire par un convoi de 2 voitures à une station située à près de 2 kilomètres de son domicile afin de pouvoir prendre une rame express. Le comble est que les véhicules qui le transportent sont parmi les plus polluants sur le marché (des 4x4) et qu’ils attendent souvent leur passager "le moteur allumé et les vitres fermées, avec la climatisation".