La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Tous les journalistes connaissent une des règles fondamentales du métier : le mort-kilomètre... Traduction : un accident dans le métro londonien avec quelques victimes fera un gros titre alors qu'un accident de train en Inde faisant 100 morts donnera à peine une brève.
En l'occurrence, le principe est moins kilométrique que de proximité culturelle et de flux d'informations. Les Etats-Unis diffusent aux 4 coins de la planète leur actualité, qu'elle soit importante ou pas (cf affaire Paris Hilton). A contrario, l'accident du Congo est condanné à rester dans un cul de sac médiatique. Personne pour filmer, personne pour diffuser, personne pour regarder et s'y intéresser.
La morale de l'histoire n'est pas une découverte: il vaut mieux mourir riche et américain que pauvre et congolais, et l'équité n'est pas encore de ce monde, même dans la catastrophe.