La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Le démenti ne s'est pas fait attendre de la part du 1er ministre espagnol qui a expliqué qu'il considèrait que "personne ne peut travailler dans l'illégalité" (près de 700.000 personnes travaillaient sans-papiers dans la péninsule ibérique) et que la régularisation était "nécessaire, commode et positive". Son ministre des Affaires étrangères a ajouté pour sa part que cette politique est aujourd'hui "un modèle pour de nombreux pays".
Tout au long de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy et l'UMP brandissaient le spectre de la régularisation, à l'espagnole ou à l'italienne, pour défendre leur politique de durcissement de l'immigration en France. Alors que le Parlement s'apprête à voter, en septembre, une nouvelle loi sur l'immigration, serrant un peu plus la vis à l'entrée en France, ces "aveux" et "regrets" de Zapatero étaient la cerise sur le gâteau de la démonstration, mais le 1er ministre a visiblement été trop gourmand.