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La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.

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La guerre en Iran, la rupture tant recherchée ?

Dans une intervention sans précédent, Bernard Kouchner a appelé dimanche dernier la communauté internationale à se préparer à une action militaire contre l'Iran. Si la voie diplomatique est à privilégier, en tant que "meilleur scénario", il n'exclut donc pas un bombardement de l'Iran. Depuis le début de la crise du nucléaire iranien, aucun dirigeant occidental n'avait jusqu'ici fait aussi ouvertement référence à une action militaire contre l'Iran.
 

Le ton des chancelleries européennes au sujet du programme nucléaire iranien est habituellement plus doux que celui de leurs homologues américains. Les Européens ont toujours défendu la voie diplomatique pour résoudre la crise iranienne. Mais que Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères d'un pays européen important, habituellement plus modéré que ses partenaires européens, fasse référence de manière encore plus explicite que les autorités américaines au recours à la force contre l'Iran, sonne comme un avertissement de l'existence de nouveaux périls menaçant le Moyen-Orient.
 

iran-guerre.jpgDepuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le voyage de Nicolas Sarkozy en Libye, les voyages successifs de Bernard Kouchner au Liban, en Israël, auprès de l'Autorité palestinienne et la convocation de plusieurs pays arabes afin d'aider à la résolution de la crise au Liban et en Palestine, ajoutés à la volonté de l'Elysée de participer à un scénario d'avenir pour l'Irak, prouvent que Paris s'implique dans la mise en place d'un nouvel ordre au Moyen-Orient et en Afrique. Mais partout où les autorités françaises mettent le pied au Moyen-Orient, elles se rendent compte de l'influence de la République islamique, qui essaie de mettre en place son propre plan pour la région. Les projets français pour la région ne sont pas exactement les mêmes que ceux des Américains, mais il existe des points communs. Les 2 pays voient d'un mauvais œil l'influence de Téhéran dans la région.


Cela a poussé les Français à reconsidérer leur vision du programme nucléaire iranien.
Pour les Occidentaux, le temps de la diplomatie n'est pas infini. Tout délai supplémentaire dans la résolution de ce dossier ne fait qu'augmenter le risque de guerre. Les Occidentaux sont convaincus que le programme nucléaire iranien est largement avancé. A chaque seconde qui passe, la situation devient plus périlleuse.


Or, le fait que le pouvoir iranien désire construire une bombe nucléaire pour faire comme beaucoup mérite une étude plus poussée :

1/ Faut-il présumer que cette bombe serait potentiellement celle du monde musulman terroriste contre le monde chrétien ? Cette accusation a marché avec l’Irak. Cela peut remarcher encore. Et pour mettre la main sur les réserves de l’Iran, 4ème producteur de la planète après l’Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis, il suffit juste d’accuser ce pays de vouloir construire une bombe nucléaire pour mener un djihad contre l’Occident chrétien....

2/ Si ce n’est pas le cas, il faut alors dire clairement que désormais, plus aucun pays ne pourra se doter de l’arme suprême sans l’accord d’autres pays. Quels seront alors ces pays ? Ceux qui la possèdent déjà ? Ceux qui croient en l’apocalypse divin et, auquel cas, il faudra exclure l’Inde, la Chine, la Russie, le Pakistan et Israël ? Puis, une fois le jury choisi, quels critères devront remplir ceux qui pourront construire ladite bombe ? Ce type de questionnement n’est pas nouveau. Aujourd’hui cela fait sourire et pourtant l’histoire va peut-être repasser un plat largement froid.

guerre-iran.jpg
A quoi joue la France ?  Si en politique les promesses n’engagent plus personne, en diplomatie internationale, c’est exactement le contraire. Dire qu’on va faire la guerre, c’est s’engager à la faire réellement si les conditions qu’on a déclinées sont réunies. Ou alors, c’est ranger aux calendes grecques la crédibilité du pays qui a fait ces menaces. Et, ce pays, c’est le nôtre. La France du 6 mai 2007, dont la crédibilité internationale n’avait vraiment pas besoin de cela. Pendant qu’on pense à préparer les armes pour préserver la paix (puisqu’on a dit que la guerre devenait possible), le pays ne pense plus aux promesses de campagne qui annonçaient la croissance, l’augmentation du pouvoir d’achat par plus de travail, une nouvelle dynamique et aussi la fameuse ... rupture.

Rupture ! Ce mot si souvent entendu depuis le 6 mai 2007 est enfin là. Il devient aujourd’hui réalité. Peu de Français cependant s’attendaient à ce qu’il s’agisse de la rupture d’avec le NON de Chirac à l’ONU, contre l’entreprenant G.W. Bush. Non qui confirma le refus de notre pays de s’engager dans la guerre contre l’Irak pour une raison outrageusement spécieuse.

 

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