La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Baptisés Statio'minute, ces horodateurs sont installés près emplacements de stationnement gratuits pour une durée limitée. Une boucle électromagnétique dans la chaussée détecte l'arrivée d'une voiture, ce qui déclenche alors un compte à rebours. Et le délai de stationnement autorisé figure clairement sur l'écran lumineux de l'horodateur.
Une fois le temps écoulé, si l'automobiliste ne déplace pas sa voiture, la borne passe en mode infraction. Un message dissuasif s'affiche alors, tel celui d'Issy-les-Moulineaux : "Dépassement - Appel police - Amende : 35 euros". Parallèlement, un message est transmis par liaison filaire ou radio (GPRS, Wi-Fi) à une borne centrale pour en informer les agents chargé de verbaliser. La police peut également suivre en temps réel sur un écran toutes les informations relatives à l'état des bornes, et décider ou non d'intervenir.
Sous le capot, ces horodateurs renferment de véritables ordinateurs, avec carte mère, processeur, mémoire et possibilité de mettre à jour le logiciel à distance. Les concepteurs évoquent même l'éventualité d'y incorporer un appareil photo, comme sur les radars automatiques installés au bord des routes. On pourrait alors imaginer un système entièrement automatisé, de la constatation de l'infraction à la verbalisation à distance ce qui rendrait inutile les bonnes vieilles pervenches.