Après la démission du gouvernement italien,Sylvio Berlusconi,l'empereur italien des médias revient au pouvoir. Sa mentalité ouvertement axée sur le profit ne correspond pas aux principes de Nicolas Sarkozy. Le jeu de ce dernier avec les médias est plus subtil. Il ne se met pas en scène avec la gestuelle d'un chef qui paye l'orchestre et impose son rythme ou pour mettre en avant son copinage avec les éditeurs et les directeurs de grands groupes. Le président français estsur ce pointplus fort que Silvio Berlusconi. Il est lui-même un phénomène médiatique, ce n'est pas un producteur mais un acteur avide de publicité passé maître dans l'art de la manipulation.
Mais il est le plus fragile, la personne la plus exposée à la chute. Le fait qu'il se soit montré main dans la main avec l'incontrôlable Carla Bruni représente un risque que Silvio Berlusconi, macho jovial et robuste, n'aurait pas pris.
Toutefois, ces 2 personnalités ont un effet destructeur sur le système démocratique : elles adoptent la même démarche empreinte de personnification, d'hystérie et de vulgarité.