La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Le gouvernement propose un assouplissement des conditions de négociations entre producteurs et distributeurs en poursuivant le processus entamé avec la loi Chatel votée en janvier 2008. Or, les usines qui fabriquent les produits et les hypermarchés qui les commercialisent emploient des salariés. En exigeant d'eux qu'ils n'augmentent pas leurs prix, on leur fournit d'excellents arguments pour continuer, dans l'industrie, à sous-payer les ouvriers ou à délocaliser et, dans la grande distribution, à maintenir les salaires souvent inférieurs à 1.000 euros des caissières.