La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Après la hausse du beurre, une flambée des prix du blé arrive qui sera à moyen terme répercutée sur les produits alimentaires industriels de grande consommation.
Alors que l’Europe occidentale redoute en ce moment que la pluie détruise leur récolte, c'est le phénomène inverse, c'est-à-dire la sécheresse, qui explique que pour les 4 grands exportateurs de blé dans le monde (Australie, Ukraine, Russie et Canada), la production est sérieusement compromise.
Pour ne rien arranger, la demande mondiale ne fléchit pas. A commencer par la Chine qui a augmenté ses importations. Et l'Inde, autrefois autosuffisante, devient demandeur. L'envolée du prix du blé ne s'explique pas uniquement par ce déséquilibre entre la production et la consommation.
La croissance de la demande de biocarburants pousse aussi les prix vers le haut. En effet, de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, désormais utilisent une partie des céréales (blé, maïs, soja) pour produire des biocarburants. L'Europe suit et vient d'adopter un plan afin que les biocarburants contribuent à 20% du total de l'énergie consommée d'ici à 2020.
L'envolée du prix des denrées alimentaires est particulièrement difficile pour les populations urbaines pauvres. Des émeutes de la faim sont à craindre à l'instar de l'explosion sociale qui a marqué le Mexique au début de l'année au moment où le prix du tortilla, le pain national fabriqué à partir du maïs, a flambé.