La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
La Délégation aux droits des femmes du Sénat trouve que les femmes sont dévalorisées dans les pubs, sous-représentées dans le contenu de l'information, et peu nombreuses aux postes de responsabilité. On est les mauvais élèves de l'Europe !
En dépit de tout un arsenal juridique et d'autorégulation, des dérives subsistent dans l'utilisation de l'image de la femme dans la pub. Pourtant, le bureau de vérification de la publicité (BVP) a élaboré en 2001 une recommandation "de nature déontologique" et signé en 2003 avec le ministère de la Parité une déclaration sur le respect de la personne dans la publicité. Mais le contrôle est loin d'être exhaustif, seules les publicités télévisées donnant lieu à un contrôle systématique, et son efficacité est variable selon le type de média. Quant au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), il n'intervient qu'à la suite de plaintes ou en autosaisine.
Aussi, beaucoup de publicités restent choquantes et dévalorisantes, notamment dans le cadre du porno chic, concernant certaines grandes marques de luxe, et la tendance mêlant pornographie, violence et soumission, apparue au début des années 2000, est de retour. Par ailleurs, le culte de la minceur excessive est un vrai problème de santé publique. La délégation préconise une réglementation concernant la publicité susceptible d'inciter à l'anorexie et une charte du mannequinat, à l'exemple de l'Espagne et de l'Italie.
Si les femmes journalistes seront bientôt à égalité en nombre avec les hommes, (puisque majoritaires dans les écoles de journalisme), la "visibilité" de certaines journalistes sur les zones de conflit ou présentatrices de journaux télévisés cache une réalité moins rose : moins rémunérées que leurs confrères, les femmes journalistes ont plus souvent un statut de pigistes, sont très souvent en position de "vitrine", apparaisent anonymement et, surtout, accèdent plus difficilement aux fonctions de responsabilité (moins de 10% de femmes occupe des postes de direction "stratégique" dans les principaux médias).