La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Fort de leur manne pétrolière et gazière, la Russie veut retrouver son aura de grande puissance : suite aux projets ambitieux sur le pôle Nord, l'astronautique russe affiche des ambitions dignes de son passé de précurseur, en particulier avec la mise en service du système de navigation satellitaire Glonass à partir de la fin de cette année ou encore la création d'un nouveau vaisseau spatial pilotable, d'une nouvelle station orbitale et l'installation d'une base lunaire, le tout d'ici à 2040.
En particulier, les russes prévoient de construire une station permanente sur la Lune dès 2015 et d'extraire à partir de 2020 l'hélium-3, un atome quasi inexistant sur Terre, présent en grande quantité dans le sol lunaire. Non radioactif, l'hélium-3 est une source d'énergie d'avenir, complètement écologique, qui se conserve et se transporte facilement. 30 à 50 tonnes d'hélium-3 seraient suffisantes pour assurer les besoins énergétiques de notre planète pendant une année. Reste que la technique de transformation de l'hélium-3 en énergie n'existe que sur le papier et s'annonce excessivement onéreuse, plus chère que son extraction même et sa livraison sur Terre.
Ces caractéristiques attisent l'appétit des puissances spatiales. Une course à l'hélium-3 pourrait s'engager car le 1er pays qui aura accès à cette richesse gagnera d'énormes possibilités pour le dévelopement de son économie et assurera son autorité sur la communauté internationale. Russes et Chinois ne font pas mystère de leur ambition spaciale et notamment d'envoyer des hommes dans l'espace, voir d'explorer la planète Mars. Les Etats-Unis vont certainement suivre, autant la conquête spatiale est synonyme d'attribut de puissance.