La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
Dommage. Car les cercueils "verts" valent vraiment le coup. Respectueux de l’environnement, ces produits coûtent aussi moins cher qu’un cercueil traditionnel. Et ça, les sociétés de pompes funèbres n’apprécient pas trop.
Car le marché du funéraire pèse lourd. 540.000 Français passent chaque année l’arme à gauche. Des décès qui génèrent près de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires par an. Pas question donc de laisser filer des recettes ou de froisser l’industrie du bois. Le bois a donc la vie dure. Les essences privilégiées sont le sapin, le hêtre, ou le frêne, tous en provenance directe de nos forêts. Mais les fabricants de cercueils ont également recours à des bois rares et précieux, comme l’acajou ou le santal, qui parcourent des milliers de kilomètres pour finir dans nos cimetières.
A défaut de cercueil en carton, peut-être serait-il plus écologique de privilégier la crémation. Si les Français étaient en retard sur le sujet (0,4 % en 1975), ils ont en tout cas fait volte-face (28 % aujourd’hui). Précision d’importance tout de même : la réglementation française prévoit que l’incinération du corps se fasse obligatoirement à l’intérieur d’un cercueil. Le résultat revient donc au même. Consumé à plus de 800 degrés pendant une durée de 90 minutes, le cercueil part en fumées, plus ou moins toxiques selon la quantité de peintures ou de vernis présente sur l’objet.

Il ne vous reste plus à choisir entre un cerceuil au plus simple (4 planches de sapin, pas de colle, pas de vernis, aucune peinture, histoire de partir en toute sobriété) ou l'immortalité !