La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
On pourrait dire : ça ira mieux demain, la science et la médecine trouveront le moyen d'arranger ça. Pas sûr ! Car les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt évident à soigner mais pas forcément à guérir. En clair, un patient guéri n'achète plus de médicaments, alors qu'un malade chronique, lui, dépense encore et encore et encore… Bon, mais à la fin tout le monde y passe quand même. Eh bien, ce n'est plus si sûr non plus. En mai prochain, des centaines de neurologues du monde entier se réuniront à Cuba, non pas pour ausculter Fidel Castro, mais pour essayer de se mettre d'accord sur une définition valable et moderne de la mort.
Je m'explique. Jusqu'au milieu du siècle dernier, était déclaré mort celui ou celle dont le cœur cessait de battre. Avec l'invention des respirateurs artificiels, on a pu également maintenir en vie ceux dont le cœur était défaillant. Il a fallu trouver une autre définition de la mort. Après beaucoup de discussions, on s'est finalement mis d'accord sur l'idée qu'être mort c'est avoir un encéphalogramme plat, soit lorsque la plupart des fonctions du cerveau sont détruites.