La vie est trop sérieuse pour ne pas en rire.
L'école va devoir se serrer la ceinture et faire comme l'hôpital : souffrir du manque de moyens et d'ambition. çà commence par des réductions d'effectifs et une heure de moins de cours remplacée par du sport ...
Nicolas Sarkozy a l'ambition majeure pour les français : éviter la surchauffe cérébrale dès le plus jeune âge.
Parce qu'un français qui pense, c'est un français qui peut éteindre la télévision, c'est un français qui peut comprendre que voter se fait en fonction de réalités et non de rêves pour grands enfants décérébrés.
Nicolas Sarkozy veut en plus remettre en cause du collège unique (!). Ce dernier créé en 1975 avait pour but d'offrir à tous les enfants les mêmes enseignements au même âge, jusqu'à 16 ans. Ce collège unique n'a de sens que dans le cadre de la scolarité obligatoire, qui elle-même n'a de sens que si l'on apporte une réponse appropriée à la question (redoutable) de définir ce qui est indispensable à tout élève, donc acquis en priorité par tous et par chacun.

Il s'agit d'adapter au XXIe siècle la règle de base explicitée par Jules Ferry : "Ne pas embrasser tout ce qu'il est possible de savoir, mais bien apprendre ce qu'il n'est pas permis d'ignorer."
Depuis une dizaine d'années, les débats n'ont pas cessé sur la nécessité de passer d'un collège "unique" à un collège "pour tous", ou "pour chacun". S'il s'agissait de cela, ce serait un retour en arrière très sensible vers des filières soit ouvertement reconstituées au collège, comme dans l'ancien collège d'enseignement secondaire du début de la 5ème République, soit vers un système encore plus ancien de différenciation entre différents types d'établissements plus ou moins camouflés en différents profils de collèges.
Et une fois encore, alors même que la question culturelle a été posée avec le socle commun de connaissances et de compétences dans le cadre de la loi d'orientation dite Fillon, ce serait une régression vers des solutions d'ordre structurel et non pas culturel.